Communication

Quand le plastique s’emballe, No Plastic In My Sea fait le buzz !

Yasmine Salam

Une stratégie de communication mêlant RP traditionnelles et marketing digital d’influence, résultat : l’association No Plastic In My Sea dépasse les 2 millions d’impressions, les 80 000 engagements et les 25 000 partages en moins de 3 semaines, rien que sur Facebook. 4 questions à Muriel Papin, qui a réussi à susciter une forte mobilisation des réseaux sociaux et des médias traditionnels et à engager institutionnels, journalistes, et influenceurs.  

Comment l’idée de lancer l’association No Plastic In My Sea vous est-elle venue ?

Ma propre consommation mise en parallèle avec le cumul d’informations au sujet de la pollution marine m’a fait réaliser qu’il n’était pas normal d’avoir autant de plastiques à jeter lorsque je prenais une simple salade à emporter. On est tellement habitués à ces comportements qui représentent un tel confort, qu’il n’est pas étonnant de voir la production plastique multipliée par 20 en moins de 50 ans. Il fallait proposer des solutions accessibles et faciles afin d’amener petit à petit des gens à rentrer dans un mouvement avec des comportements plus responsables. C’est pour ça que j’ai décidé de lancer No Plastic In My Sea. Au début, nous nous sommes beaucoup basés sur le réseau personnel. Le but était de motiver notre réseau à rejoindre l’association, à y être actif en venant à des réunions de présentation et enfin, à nous aider.

L’association a eu un grand succès et a généré l’intérêt des médias. Comment avez-vous élaboré votre stratégie de communication ?

Avant tout, nos convictions ont mené notre stratégie de communication. La première étape a été de définir les buts de notre association : la prise de conscience et le changement de comportements en proposant des alternatives simples au plastique. Avec un budget limité, nous étions parfois coincés, surtout au niveau de la création des visuels et des outils de pilotage. Grâce aux réseaux sociaux et à notre réseau professionnel, nous avons obtenu des aides précieuses, notamment de l’agence de communication Opixido et d’Augure by Launchmetrics, qui nous a aidé à identifier les influenceurs clés à engager. Nous voulions créer des contenus simples et pédagogiques sur les alternatives au plastique, avec des visuels et des infographies impactantes.

Deuxième étape : définir le meilleur timing pour garantir le plus gros écho à notre opération #NoPlasticChallenge. Nous avons donné le top départ de notre challenge le 5 juin pour nous synchroniser avec la journée mondiale de l’environnement, suivie de la journée mondiale de l’océan organisées par l’ONU. Ces choix stratégiques ont été déterminants, ils nous ont permis d’être plus visibles car nous étions dans l’actualité.

Les semaines précédant le lancement du Challenge, nous avons engagé des journalistes ciblés avec la diffusion de communiqués de presse. Ces journalistes nous ont permis d’avoir de nombreuses retombées sur des médias extrêmement puissants comme RTL, Europe 1, France 24, France Inter, La croix, Les Echos, Consoglobe… et ainsi asseoir notre légitimité auprès du grand public.

Et votre secret pour susciter l’engagement  de plus 80 000 personnes dans le #NoPlasticChallenge ?

Indiscutablement, avoir relayé notre opération sur les réseaux sociaux tout en s’appuyant sur les influenceurs les plus pertinents nous a permis de créer un buzz qui est allé au-delà de nos espérances. Côté influenceurs, nous ne pouvions pas nous permettre d’engager le Prince Charles comme les associations anglaises ont pu le faire en lien avec le  reportage Planet Blue de la BBC. Mais la veille que nous avons faite sur ce type d’initiatives internationales nous a convaincus de l’importance d’activer des relais d’opinion. Nous n’avons donc pas hésité à interpeller personnellement des partenaires et influenceurs déjà mobilisés sur ces sujets par contact direct et par le biais de tags, sur Facebook et Twitter. Le but était de faire relayer l’information afin de toucher une audience susceptible de partager les mêmes points de vue que nous. Ainsi Maud Fontenoy, qu’on ne présente plus, n’a pas hésité à partager notre challenge sur twitter :

Tweet Maud Fontenoy - communication

Par ailleurs, le choix d’une opération sur 10 jours pour 10 gestes simples a permis de décupler les interactions autour du #NoPlasticChallenge en incitant les participants à partager leurs expériences sur l’événement Facebook et en utilisant le hashtag #noplasticchallenge sur Twitter afin d’attirer un maximum de monde. Ces interactions se faisaient entre nous et les participants, mais surtout entre les participants entre eux ! Beaucoup de personnes ont tagué leurs proches sur nos publications, notamment sur Facebook, phénomène très puissant car il permet une implication personnelle et une appropriation des dispositifs de communication mis en place. En plus, cette articulation a permis aux personnes ayant raté le début du challenge de le rejoindre en cours de route et a contribué à un buzz croissant tout au long de ces 10 jours.

Pour conclure, vos meilleurs alliés, médias traditionnels ou réseaux sociaux ?

Tous les canaux activés ont permis le succès du lancement de notre marque et ont été très complémentaires. Les premiers articles dans les médias nous ont donné une forte visibilité et surtout une légitimité auprès de notre cible. En parallèle, notre présence de plus en plus forte sur les réseaux sociaux a incité les médias à s’intéresser encore plus à nous et à relayer le challenge. Ça a été notre cercle vertueux.

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Marketing content strategist Yasmine Salam

Après avoir obtenu un bachelor en business management, Yasmine est aujourd'hui en dernière année de master en commerce international à la Paris School of Business. Elle aime découvrir le monde en voyageant et a vécu dans 5 villes différentes : Riyadh, Dubaï, Paris, Londres et New York. Photographe amateur, elle a toujours son appareil photo à portée de main ! 📸

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